Les garçons bleus, un trait de génie. Au bic bleu

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Les garçons bleus , les garçons nus, la joie de vivre, un « film » — ou plutôt, de multiples films — d’animation de Francisco Bianchi produit par Benjamin Bonnet — Mood Films. Une série documentaire animée qui met en valeur la diversité des corps masculins et les histoires singulières qu’ils ont à raconter.

Les garçons bleus , j’en ai présenté le teaser en avant-avant première à VIDEO FOREVER, le 10 juillet 2019. Les nouveaux habits de la masculinité sont bleus — et surtout, on les retire. Strip.

Benjamin Bonnet, interviewé par Agnès Giard, estime en effet que le strip est indispensable à la démonstration : le combat pour l’égalité homme-femme ne se gagnera que si on redéfinit la virilité autrement que comme un outil de domination. Or on s’aperçoit bien que se mettre nu (donc dans une forme de vulnérabilité) oblige à se reposer la question de son phallus triomphant. Pour qu’un homme se livre vraiment, il faut d’abord le faire renoncer à cette posture, artificielle par excellence, de la dureté virile. C’est cette posture qui pourrit la vie des hommes, insiste Benjamin. Les comportements qui sont attendus d’eux dérivent en effet tous de l’équation «mâle = érection». Dans notre société, un homme doit bander. Sa sexualité est perçue comme l’équivalent d’une fonction réflexe, centrée sur le génital. Par opposition, la sexualité de la femme est généralement vue comme quelque chose de très cérébral. Et si c’était faux ? (…)
Par ailleurs, parmi les 11 garçons bleus interviewés à ce jour, 4 sont hétérosexuels, 2 bisexuels, 5 homosexuels. Mais la question de leurs préférences sexuelles n’en est pas une. (Elle ne devrait jamais en être une !)

Les garçons bleus – 12 portraits sont à retrouver de janvier à décembre 2020 : le dernier mercredi de chaque mois à 14h, sur YouTube, Facebook et Instagram. Une version de 2 min par épisode de la série a été pré-acheté par France Télévisions pour une diffusion sur Slash à partir d’octobre 2020. Avec le soutien du CNC Talents et de la SACEM.

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Une fenêtre sur le monde, de Gabès à Video Forever

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Souad Mani, De mythes et de choses, 2017, video still

Le festival Gabès Cinéma Fen est un festival de cinéma, comme son nom l’indique, mais pas seulement : c’est un festival ouvert sur l’art contemporain et notamment la vidéo d’art. Ainsi se préparait, sous la direction de Fatma Kilani et le commissariat de Paul Ardenne le festival vidéo associé, dans un bunker dénommé El Kazma, sur la plage gabésienne, dans des conteneurs situés le long du front de mer, dans des cafés en ville, au Centre des Congrès. Mais comme tant d’autres manifestations artistiques et culturelles pourtant essentielles, Gabès Cinéma Fen s’est retrouvé online. Qu’à cela ne tienne, il recèle des trésors accessibles et visibles aussi bien sur le site du festival lui-même que sur la Cinémathèque de Saint-Étienne et sur VIDEO FOREVER.

Le but du festival – comme de la Cinémathèque et de VIDEO FOREVER d’ailleurs – est de mieux faire connaître la vidéo, ce médium artistique très vivant depuis les années 1960 mais qui trouve encore souvent des difficultés à être exposé. Une vidéo d’artiste, en effet, peut être très courte ou indéfiniment longue, elle peut être présentée sur un seul ou sur plusieurs écrans en même temps ou peut faire l’objet d’installations ; ses contenus, plutôt que narratifs, sont davantage sensoriels, poétiques, philosophiques, politiques aussi, ce qui rend la vidéo d’art ou vidéo d’exposition souvent difficile à offrir en spectacle. Finalement, l’intimité qui doit se créer entre la vidéo d’art et le spectateur est parfaitement respectée par le visionnement sur écran privé : réjouissons-nous, alors, de retrouver online la sélection de Gabès Cinéma Fen ! Cette sélection est particulièrement ouverte et vise avant tout à faire découvrir la pluralité des propositions, leur mystère, leur intimité, leur poésie.

Aux côtés de vidéastes internationalement reconnus tels Ali Kazma (Turquie), Janet Biggs (USA) et mounir fatmi (Maroc/France), on trouve des vidéos précieuses d’artistes moins connus, à tout le moins sous nos latitudes : je retiendrai en particulier Randa Maddah, Souad Mani et Ala Eddine Slim.

Randa Maddah, Light Horizon, 2012, vidéo, 7’22.
Une femme simplement de noir vêtue nettoie méticuleusement une pièce d’une maison en ruine. Des tentures blanches, fines, transparentes, volent dans le vent qui souffle sur les hauts du Golan. Après avoir nettoyé, la femme installe une table, une chaise, et surtout, suspend un tableau. Alighiero Boetti disait que la civilisation commence quand on dessine ou suspend quelque chose sur les murs, fut-ce d’une grotte. Ici d’une ruine. Puis la femme s’assied sur la chaise et contemple le paysage. Ici, dans cette mise en scène très pure, très sobre, non seulement la civilisation commence, mais elle recommence, après la destruction. La beauté sauvera le monde ; la beauté sauvera cette maison en ruine ; l’art lui rend la civilisation égarée par la guerre. Une vidéo poignante, sur la réparation encore possible.
À visionner ici : https://bit.ly/2JOLgRK, jusqu’au 15 avril à minuit.

Souad Mani, De mythes et de choses, 2017, vidéo, 15’12’’.
Sous-titrée Impressions embarquées, cette vidéo est le compte-rendu d’une exploration nocturne clandestine, en Tunisie. L’artiste filme tandis que des appareils relèvent des données indiquant probablement les taux de pollution locale. Le spectateur ressent physiquement l’interdiction, celle de voir, de regarder, d’être là ; il se sent, comme l’artiste, voyeur, en pleine effraction, punissable. La nuit, les lumières, les voix de ceux qu’on ne voit pas, le sentiment d’insécurité, d’incompréhension, de viol des règles, la mobilité constante de la caméra, le flou : un ensemble immersif, poétique, voire érotique, jouant sur une ligne fluide entre rêve et réalité. À visionner ici : https://bit.ly/39KhGri, jusqu’au 15 avril à minuit.

Ala Eddine Slim, Le Stade, 2010, moyen métrage, 23’57’’.
Le Stade, court-métrage écrit, produit et réalisé par Ala Eddine Slim, nous fait suivre le temps d’un match de football la traversée nocturne d’une ville par un homme accompagné de son chien, dont la présence souligne la solitude de l’homme. L’homme fume cigarette sur cigarette, lumière dans la nuit épaisse. Il s’arrête, le temps d’un sandwich. Il est beau, profondément marqué, parfois il nous regarde droit dans les yeux. Il est jeté à terre par un groupe de jeunes gens : on ne voit que le geste, inutile, et les lunettes brisées. Il se relève, reprend sa route. Les commentaires sur le match créent un fond sonore qui parle de défaite, et en interroge la cause. On voudrait en savoir davantage sur cet homme et son errance. Les plus beaux films, comme les plus belles histoires d’amour, sont ceux qui nous laissent inassouvis.
À visionner ici : https://bit.ly/2yE3H9z, jusqu’au 15 avril à minuit.

Pour lire l’article en ligne sur ArtCritique, cliquez ici

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Une fenêtre sur le monde grâce au Gabes Cinema Fen

Randa Maddah, Video still, Light Horizon, 2012
Randa Maddah, Light Horizon, video still, 2012

Dans le cadre de son nouveau partenariat avec le Gabes Cinema Fen – قابس سينما فن (Fen : Art en arabe) et La Boîte _un lieu d’art contemporain, Analix Forever et VIDEO FOREVER vous invitent à découvrir la programmation « Art vidéo – El Kazma » composée par Paul Ardenne sous la direction artistique de Malek Gnaoui. Il s’agit d’une sélection de douze vidéos d’artistes tunisiens et internationaux ; chaque vidéo s’ouvre sur votre écran comme une fenêtre sur le monde, un appel à découvrir, à émerveiller notre regard et à cultiver notre curiosité.

Gabes Cinéma Fen en ligne, mode d’emploi :
• Pour accéder à la page Art vidéo du festival, cliquer sur ce lien
• Créer un compte en cliquant sur Connexion (en haut à droite), simple, rapide et gratuit !
• Une fois sur la page d’accueil d’El Kazma, découvrez la vidéo présentation générale de Paul Ardenne, ainsi que les 12 vidéos faisant partie de la sélection El Kazma 2020
• N’hésitez pas à cliquer sur Bande Annonce pour découvrir la présentation que fait Paul Ardenne de chaque artiste/vidéo
• Les vidéos sont accessibles jusqu’au 11 avril 2020

LISTE DES FILMS

Ali Kazma, Usine Automobile, 2012
Vidéo, 10’27’’
Cette vidéo a été filmée chez Audi, en Allemagne, dans l’usine d’Ingolstadt. La caméra, au moyen de cadrages précis, capte ici l’activité de construction de voitures le long d’une chaîne de fabrication en grande partie automatisée. Les robots y dominent un ballet mécanique impressionnant où l’être humain n’apparaît plus que temporairement, par éclipses. Ce point de vue sur l’univers technologique, parfois glaçant, toujours précis, rend compte de manière égale de l’ingéniosité humaine et de la déshumanisation du travail.
https://bit.ly/2yH04jh

Janet Biggs, Fondu en blanc, 2010
Vidéo, 12’28’’
Fondu en blanc se consacre au réchauffement climatique et à ses effets destructeurs. Nous suivons du regard un spécialiste du réchauffement climatique en mission sur un voilier océanographique scandinave. Tantôt sur le pont du navire, où il fait des mesures, tantôt filant sur son kayak de mer pour ausculter les glaciers et mesurer leur vitesse de fonte, ce chercheur nous communique sans mot sa propre anxiété (l’«éco-anxiété», comme l’on dit à présent).
https://bit.ly/2RjoUvX

Randa Maddah, Horizon léger, 2012
Vidéo, 7’22 »
Une actrice range méticuleusement la chambre d’une maison en ruine dans le village d’Ain Fit dans le Golan syrien occupé, détruit par les forces d’occupation militaires israéliennes en 1967. Il s’agit-là de prendre soin de la ruine, parce que c’est tout ce qui reste, et de recréer une situation de ‘’familiarité’’ en dépit d’un contexte de dégradation matérielle maximale, au milieu de la tragédie et la destruction. Tout se passe en fait comme si la guerre, en ces terres marquées par la plus extrême des violences, n’avait jamais existé, ou avait été opportunément oubliée.
https://bit.ly/2JOLgRK

Farah Khelil, Effet de surface, 2018
Capture vidéo d’une projection de 61 diapositives pédagogiques d’histoire de l’art percées au laser, dimension de chaque diapositive 24 X 36 mm, 4’37’’
Un art de documents, de preuves, de réappréciation critique : Farah Khelil crée en miroir de la culture acquise, souvent sujette à caution. Elle tient le rôle de traductrice, de déconstructrice, dans une perspective d’équité culturelle. Effet de surface, installation avec projection de diapositives présentée dans cette édition en ligne, conforte cette position de l’artiste.
https://bit.ly/3aVIeYc

Souad Mani, De mythes et de choses, 2017
Vidéo, 15’12’’,
Sous-titrée Impressions embarquées, cette vidéo d’une petite vingtaine de minutes réalisée en juillet 2017 est le compte-rendu filmé d’une ‘’dérive’’ nocturne clandestine de l’artiste, accompagnée d’informaticiens dans la laverie de phosphates de Redayef, important site minier de Tunisie. L’artiste filme tandis que des appareils relèvent des données normalement non communiquées indiquant les taux de pollution locale, anormalement élevés.
https://bit.ly/39KhGri

Ala Eddine Slim, Le Stade, 2010
Film court-métrage, 23’57’’
Le Stade, court-métrage écrit, produit et réalisé par Ala Eddine Slim, nous fait suivre le temps d’un match de football la traversée d’une ville par un homme solitaire. La pérégrination de cet homme seul, qui tient peut-être de la dérive, a pour tout accompagnement sonore des commentaires sur le match, que font les supporters et les instances internationales du football.
https://bit.ly/2yE3H9z

Alaeddin Aboutaleb, Coma, 2013
Vidéo d’animation, 7’57’’
Coma, brève vidéo d’animation au rythme heurté et puissant, d’un graphisme parfois échevelé. Le thème est la mort et les défunts, cette grande peuplade des disparus venant s’agiter ici dans un sabbat hors du commun. Des cadavres agglomérés, par centaines, semblent désireux de se réveiller, de retourner dans notre monde, d’y jouer de nouveau un rôle.
https://bit.ly/3aUj2kE

Youssef Chebbi, Les Profondeurs, 2013
Moyen métrage (format d’origine : 16 mm), 27’.
Les Profondeurs, moyen-métrage sorti en 2013, a pour thème le retour d’un vampire en Tunisie, pays dont on comprend qu’il fut sa terre natale. Son arrivée de nuit dans un port de Tunis déserté et glauque donne le ton de cette fable désenchantée. Le vampire de ces Profondeurs ressemble plus à l’homme contemporain qu’à un ange noir. Errant, perdu dans le monde, même plus éternel. Les temps changent, l’imaginaire rafraîchit.
https://bit.ly/2yBiv8R

Kota Ezawa, Hymne national, 2018
Vidéo d’animation (aquarelle), 1’38’’
Kota Ezawa se distingue par une approche à la fois simplificatrice et percutante des événements traumatiques qui marquent nos sociétés. L’événement qui a inspiré l’artiste, la violence policière fréquemment exercée aux États-Unis contre les populations noires désarmées, s’avère pourtant des plus violents. Des footballeurs affiliés à la puissante fédération nationale de football américain, la NFL, ont mis genou à terre avant que ne débute le match, en signe de protestation, tandis que retentit l’hymne national des États-Unis d’Amérique.
https://bit.ly/39IQNUI

Éva Magyarósi, Tundra, 2018
Vidéo d’animation, 5’38’’
Tundra, récit morbide et initiatique d’une mort et d’une renaissance et puissant hommage à la différence, nous expose le destin fantastique d’une filiation. La mort, ici, engendre la vie, les humains naissent des animaux et inversement, dans ce but, plus fort que tout : survivre et se réaliser en dépit de la violence du monde.
https://bit.ly/2V6zYxO

Nadia Kaabi Linke, Das Kapital – Epilogue, Une fable sur la fin d’une époque, 2020
Installation multimédia avec vidéo et son, 12’07’’, en collaboration avec Mohamed Shaqdih
Une fable à propos de la fin d’une ère, tirée de l’installation éponyme. Le point de départ de cette œuvre est la découverte à Amman, en Jordanie, d’une ruine singulière : celle d’une maison ayant appartenu à une famille bourgeoise locale, et dont ne reste que le portail d’entrée brinquebalant, tenant debout grâce à une branche d’arbre. La dernière propriétaire de cette maison, suite à un rêve où son père lui parle d’un trésor caché sous la demeure familiale, la fait démolir.
https://bit.ly/2V8zQh9

Mounir Fatmi, Nada – Danse avec les morts, 2015-2016
Vidéo montage HD, 17’42’’
Nada, vidéo montage noir et tragique, cumule, une vingtaine de minutes d’images d’archives des guerres du 20e siècle et eaux-fortes du peintre espagnol Francisco Goya consacrées à la guerre menée au début du 19e siècle en Espagne par les armées de conquête napoléoniennes. Le temps a passé mais la cruauté demeure, l’homme reste un loup pour l’homme, le temps de la pacification se fait attendre.
https://bit.ly/3bYIVji

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VIDEO FOREVER # 44 : ROBOTS

Pascal Haudressy, Brain, video still

Les Robots, les Androïdes et les autres, une menace ? Une extension de notre humanité ? Des alliés ? À l’heure ou nous sommes en train de glisser de l’Intelligence artificielle vers l’Émotion artificielle, Paul Ardenne se pose la question : « Que nous dit de nous le robot, à travers la vidéo d’exposition ? »

« Comment, en notre premier quart du 21e siècle, à présent que les robots sont partout – drones, aspirateurs domestiques, pollinisateurs — mais aussi animaux —, « bots » votant pour nous et à notre place sur les réseaux sociaux, véhicules à conduite autonome… -, comment donc les artistes le représentent-ils ? Que nous disent-ils des relations humains-robots ? Le robot, sur le modèle des androïdes de Philip K. Dick, veut-il encore devenir un humain ? Et l’humain, revendique-t-il une identité cyborg comme Donna Haraway, il y a près de quarante ans, revendiquait pour les femmes cette identité dans son Manifeste Cyborg au prétexte que le cyborg est « post-genre », non masculin ni féminin, et qu’il permet de fait à tous les oppressés du genre, en adoptant son non-genre, de dépasser d’office toutes les formes de domination genrées ? »

Pour assister à la présentation de Paul Ardenne et Barbara Polla, et pour voir les vidéos, souvent merveilleuses, que les artistes et les cinéastes d’aujourd’hui consacrent aux robots, c’est demain jeudi 5 mars, à Topographie de l’Art à 19h.

Et pour le teaser, c’est ici !

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VIDEO FOREVER #44 : ROBOTS

VIDEO FOREVER 44_TEASER

VIDEO FOREVER #44 : ROBOTS
MARCH 5, 7PM @ Topographie de l’Art
15, rue de Thorigny – 75003 Paris
www.topographiedelart.fr

Presented by Paul Ardenne & Barbara Polla, within the latest exhibition by Paul Ardenne, Humanimalismes at Topographie de l’Art.
With videos by, among others, Janet Biggs, Cindy Coutant, Justine Emard, Ali Kazma, Pascal Haudressy, Stelarc, Hadrien Tequi, the collective Pierre Cassou-Noguès, Stéphane Degoutin and Gwenola Wagon, and more.

A robot is a « mechatronic device » designed to perform tasks by imitating or reproducing human actions automatically. While robots were mentioned for the first time by Homer, in the contemporary world they have acquired a specific and rapidly evolving identity. Robots may be perceived as a threat to humans (Deep Blue defeats Kasparov at chess in 1997), and a mythology of the perverse machine has been developed in science fiction (Hal, 2001 :A Space Odyssey, Terminator, RoboCop …). But in the 2.0 era, robots have become possible allies that can avert the ever-increasing fatigue of human beings trapped in complicated, sometimes meaningless lives. Whether they clean our world (Wall-E), ease our loneliness (Her, Real Humans …) or become full citizens (Sophia in Saudi Arabia, 2017), robots are precious, and their company now resembles an elaborate form of friendship. Artificial intelligence is constantly evolving and will soon be followed by artificial emotion. Video art – and cinema – depict, in their own specific ways, this intriguing symbolic shift.

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FEBRUARY 26, 6.30PM | UNNUMBERED VIDEO FOREVER @ Silencio, Paris

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ROBOTS & LOVE
UNNUMBERED VIDEO FOREVER
FEBRUARY 26, 6.30PM @ SILENCIO
142, rue Montmartre – 75002 Paris
www.silencio-club.com

Entrance free but registration mandatory at barbara.s.polla(@)gmail.com

A different love: objects, do you have a soul?
In reference to the famous quotation by Alphonse de Lamartine in Harmonies poétiques et religieuses, 1830: « Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ? », this screening, which features videos by Paul Ardenne, Janet Biggs, Justine Emard, Shaun Gladwell, Sandra Hoyn, Ali Kazma (with Jacques Coulais), Pierre Pauze & Raphael Siboni, echoes MOI LA GRUE – ME, THE CRANE, Barbara Polla’s most recent book, the bittersweet love story of a crane and a craneman. As Paul Ardenne states in his video, the bond between humans and machines creates a « superhumanity »: in the specific case of motorbikes for example, the biker develops a very intimate relationship with his machine. This intimacy of the relationship and the love we devote to mechanics and mechatronics go beyond the limits of a reasonable, Apollonian love: this is Dionysian passion as Nietzsche described it, with a complete deregulation of the senses. Machines can become figures of excitement that lead to an excessive, violent love and a deep fusion between man and machine.

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2020

Barbara Polla vous souhaite à tous une décennie infiniment créative

Et se réjouit de vous retrouver avec Paul Ardenne le jeudi 5 mars pour VF *44, sur le thème des « Robots », dans le cadre de l’exposition du même Paul Ardenne, « Humanimalismes », à Topographie de l’Art

Et Bienvenue à June Balthazard !

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