VIDEO FOREVER 39 — CORPUS EROTICUS

Grâce à l’invitation de Max Lobe a eu lieu le premier VIDEO FOREVER en Suisse, la 39ème session, au Salon du livre de Genève.
Un VIDEO FOREVER un peu particulier, autour des livres, L’Image Corps de Paul Ardenne (dont le thème, Corpus eroticus, est tiré), Le Nouveau Féminisme et les poèmes de Barbara Polla.
Avec des vidéos de Sarah Trouche, Angel Vergara, Clare Langan et un extrait du film Dunia de Jocelyne Saab — hommage à elle.
Le contexte sonore du Salon du Livre nous amène à vous proposer un enregistrement différent des vidéo-conférences classiques de VIDEO FOREVER.
Pour en savoir plus sur le Nouveau féminisme : VIDEO FOREVER 40.
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Résidence Atelier AMI — Atelier AMI Residency

La résidence Atelier AMI est une résidence d’artiste créée par Barbara Polla-Imhoof et ses frères, Rodolphe Imhoof et Stefan Imhoof, en souvenir de leur mère, Anne-Marie Imhoof, dite AMI, dont la résidence était l’atelier de peinture.

La résidence Atelier AMI est destinée à des artistes qui ressentent le besoin, à un moment de leur carrière créative, de bénéficier d’un lieu de solitude, d’inspiration, de calme, de beauté, dans lequel elles ou ils puissent se ressourcer. Les résidences Atelier AMI sont par principe de courte durée : une à deux semaines. Tous les artistes, créateurs et intellectuels sont les bienvenus, quel que soit leur art ou leur champ de réflexion. Pendant la résidence, les résidents ont accès à la galerie Analix Forever, selon accord préalable avec Barbara Polla.

La résidence Atelier AMI est également destinée à accueillir les artistes de la galerie Analix Forever qui ont besoin d’un lieu de résidence pour préparer leur exposition.

Les projets de résidence (rédigés librement mais comprenant un résumé et une courte bio tous deux d’une demi-page au maximum, qui seront utilisés pour la publication) sont soumis à ou sollicités par Barbara Polla.

Conditions : Barbara Polla est à l’écoute des besoins des résident.e.s, en particulier en ce qui concerne les contacts souhaités, les rencontres, la vie locale. 

Le voyage des résidents n’est pas pris en charge et il n’y a pas de « per diem ». Il n’y a en principe pas de moyens de production mis à disposition, sauf négociation préalable.
Les résident.e.s s’engagent à respecter le calme du lieu et la tranquillité des voisins. Elles/ils quittent la résidence en la laissant comme ils l’ont trouvée.

Publication : Avant ou au moment de leur départ, les artistes en résidence remettent à Barbara Polla un bref texte résumant leur résidence (une demi-page à une page A4) et une œuvre. Cette œuvre peut correspondre à une esquisse, un croquis, une phrase manuscrite, des notes… aussi simple fût-elle, elle sera reçue avec joie et intégrée dans la collection Atelier AMI et dans la publication qui suivra les deux premières années de résidence, en regard du texte remis par l’artiste. Cette clause ne s’applique pas pour les artistes qui sont en résidence pour préparer leur exposition, sauf si l’artiste le souhaite.

Contact : Analix Forever Moving Art
10 rue du Gothard
1225 Chêne-Bourg – Suisse
barbara.s.polla(a)gmail.com


The Atelier AMI residency is an artist residency program created by Barbara Polla-Imhoof and her brothers, Rodolphe Imhoof and Stefan Imhoof, in memory of their mother, Anne-Marie Imhoof, known as AMI, whose home was also her painting studio. 

The Atelier AMI residency is intended for artists who, at a certain point in their creative career, feel the need to retreat to a place of solitude, inspiration, calm, and beauty, a place where they can replenish their spirit. Residencies are intended for a short time period of one to two weeks. Artists, creators and intellectuals are accepted regardless of their artistic medium or field of study. Residents will also have access to the Analix Forever gallery during their stay with the prior consent of Barbara Polla. 

The Atelier AMI residency is also designed to welcome artists from the Analix Forever gallery who need a space for preparing their exhibition.

Residency proposals (the form of the written dossier is unrestricted but must include a project summary and a short biography, each half a page maximum, to be used for publication) are to be submitted to, or will be solicited by, Barbara Polla.

Conditions: Barbara Polla will be attentive to residents’ needs, in particular with respect to helping them with desired contacts, meetings and local community life.

Residents’ travel expenses are not covered and there is no per diem. There is no participation in production costs except in the case of prior negotiations. Residents are committed to maintaining a calm environment and respecting the neighbour’s tranquillity. They must leave the residence just as they found it.

Publication: Before or upon their departure, the artists in residency will give Barbara Polla a short text summarizing their stay (a half- or full-page format A4) and a single work: a sketch, a handwritten sentence, notes… No matter how simple, this work will be welcomed with joy and integrated into the Atelier AMI collection, as well as included in a publication to be produced after the first two years of the program. This clause does not apply to artists in residence who are preparing an exhibition, although those wishing to contribute are welcome to do so.

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*VIDEO FOREVER 40 FÉMINISMES*

 

À PARIS

14 MAI À 19H

*VIDEO FOREVER 40
FÉMINISMES*

Danysz Gallery, 78 rue Amelot 75011

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En présence d’Ozge Akbulut, finaliste du « EU Prize for Women Innovators 2019 »

Avec des vidéos de Janet Biggs, Véronique Caye, Emilie Jouvet, Shelley Lake, Yapci Ramos, Guillaume de Sardes, Madiha Sebbani, Gözde Mimiko Türkkan, Julia Zastava

capture-d_ecc81cran-2018-05-09-acc80-16-04-04.pngDans le cadre de l’exposition MOVING WOMEN — et de la sortie du livre de Barbara Polla, Le Nouveau Féminisme, le quarantième anniversaire de VIDEO FOREVER sera consacré aux Féminismes — et en particulier, à ce Nouveau Féminisme qui se veut d’englober tous les autres, et tout particulièrement les féminismes d’artistes, aussi diversifiés que les artistes eux-mêmes — elles-mêmes. Ce quarantième anniversaire aura lieu dans la galerie Danysz, haut lieu d’une collaboration de longue date entre femmes amoureuses de l’art et de la vie.

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Et à l’occasion du 40ème VIDEO FOREVER

Première présentation publique en France du dernier livre de Barbara Polla (mai 2019, Odile Jacob), avec la collaboration de la Librairie Zero@

20h45 : présentation du livre par Paul Ardenne
21h : « cocktail 40 ans » et dédicaces pour celles et ceux qui souhaitent en savoir davantage sur Le Nouveau Féminisme

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VIDEO FOREVER 38 « CE MONDE QUE NOUS N’AVONS PAS ENCORE PERDU »

Ou comment l’art tente d’inverser le rapport actuel entre culture dépressive de l’anthropocène et aspiration bienheureuse à l’Eden.

En savoir plus ici

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VIDEO FOREVER 38 « CE MONDE QUE NOUS N’AVONS PAS ENCORE PERDU »

MARDI 18 DÉCEMBRE À 19H

*VIDEO FOREVER 38
« CE MONDE QUE NOUS N’AVONS PAS ENCORE PERDU »
DE L’ANTHROPOCÈNE À L’EDEN*

78 rue Amelot, 75003, Paris

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Avec, entre autres, des travaux de :
Stephan Barron, Isabelle Hayeur, Sonja Hinrichsen, Jacob Hurwitz Goodman & Daniel Kelle, Laura Kurgan & Mark Hansen (documentaire d’exposition), Almagul Menlibayeva et Yapci Ramos.

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Dès 18h, à l’occasion de ce VIDEO FOREVER, Paul Ardenne présentera et dédicacera son dernier ouvrage, Un Art écologique – Création plasticienne et anthropocène (postface de Bernard Stiegler ; Le Bord de l’eau, 2018).

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« Ce monde que nous n’avons pas encore perdu »

L’actuel enjeu écologique est majeur. À travers lui est engagée la survie de l’espèce humaine sur la Planète. À travers lui, sans ménagement, se pose la question du maintien ou non de cette même espèce humaine au sein de la « Terre Mère », si possible dans des conditions non-apocalyptiques. Lutter contre le désastre environnemental ? C’est entendu : il le faut, et maintenant. Que peut l’art, dans cette partie ? Rien, ou si peu. Entendons, rien ou très peu en termes d’efficacité concrète.

D’un côté du ring, l’art – une affaire de poésie, de ressenti esthétique, un répertoire de formes plastiques et d’élaborations sensibles. De l’autre côté de ce même ring, la réalité écologique à l’ère, dit le prix Nobel de Chimie Paul Jozef Crutzen, de l’« anthropocène » – à savoir l’émission ininterrompue des Gaz à Effet de Serre (GES), la pollution atmosphérique qui en découle, le pillage continué des ressources naturelles, la déforestation à grande échelle, la montée du niveau et l’acidification graduelle des océans, l’effondrement de la biodiversité, sur fond de réchauffement climatique. N’en jetez plus.

Contre cette déferlante de calamités prospérant de l’irresponsabilité humaine, l’art ne saurait être une panacée que dans la mesure où il vient décalquer cette décision ultime, désespérée et orgueilleuse, ne pas abdiquer. Toute situation fatale, tant qu’à faire, gagnera à être vécue dans le déploiement de cette fatalité et, au creux de celle-ci, dans la quête des interstices où trouver des parades, des occasions de se sauver, de l’amour, de l’espoir, de la beauté. L’anthropocène est là ? L’Eden aussi, dans sa configuration minimalisée mais préservée, sous condition d’aller le chercher. Après quoi un autre temps viendra, celui de faire prospérer les graines sauvées de l’Eden et de replanter le champ du monde.

Ce VIDEO FOREVER, propice à l’aveuglement volontaire et à la foi du charbonnier (mais tant pis : plutôt idéalistes que déjà morts, selon une formule de l’artiste anglais Gustav Metzger, récemment disparu), entend se présenter comme un conte d’hiver avec un « happy end ». L’effet de l’esprit de Noël ? Plutôt, le signe d’une farouche envie de vivre l’Eden malgré tout, encore et encore, n’en resterait-il que les scories, en s’extrayant de la cendre et pour frayer avec la lumière, même blafarde.

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VIDEO FOREVER 37 *BLOODY FALL/S*

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VIDEO FOREVER 37 *BLOODY FALL/S*

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Jeudi 27 Septembre 2018 – 19h

Université Paris Descartes – Musée d’Histoire la Medecine
85 Bd Saint-Germain, 75006 Paris
Réservation auprès de barbara.s.polla(a)gmail.com

Avec des vidéos de (entre autres) Alix Delmas, Art Orienté Objet, mounir fatmi, Ali Kazma, Sabine Massenet, Andrea Mastrovito, Karchi Perlmann, Yapci Ramos, Raymundo, Perttu Saska, Ornela Vorpsi, Marina Zurkow

Remerciements : Musée d’Histoire de la Médecine (Paris Descartes), Axel Kahn, Marie-Veronique Clin, Giulia Nardelli, Catinca Tabacaru Gallery, Bärtschi & Cie, Tuomo Manninen

Quand un médecin, HDR de l’Université Paris Descartes qui plus est (Barbara Polla) et un historien (Paul Ardenne, Université d’Amiens) présentent une séance de VIDEO FOEVER sur le thème du sang au Musée d’Histoire de la Médecine, un peu d’histoire s’impose. Un peu d’histoire du sang et plus particulièrement, de la transfusion sanguine. La montée de l’escalier vers le Musée d’Histoire de la Médecine ne nous convie-t-elle pas à admirer le tableau de Jules Adler, Transfusion de sang de chèvre, 1892 ?

C’est en 1630 que le scientifique anglais William Harvey montre que le sang circule dans le corps grâce aux artères et aux veines. L’idée d’injecter diverses substances dans les vaisseaux émerge alors rapidement et des scientifiques se mettent à injecter dans les veines des chiens diverses substances, de l’opium notamment, puis, en 1665, un médecin tente de transfuser le sang d’un chien à autre chien. Au même moment, en France, un médecin du roi, Jean-Baptiste Denis, injecte du sang d’agneau à Antoine Mauroy, un homme violent, pyromane et exhibitionniste, avec l’idée que le sang d’agneau pourrait adoucir les mœurs des hommes. Le patient présente une réaction aiguë majeure mais survit et va mieux…

En 1908, à New York, le français Alexis Carrel, venu travailler à l’institut Rockefeller, est sollicité pour soigner une petite fille à peine née qui saigne et se vide de son sang. Il faut la transfuser ! Et l’on connaissait les travaux de Carel sur la transfusion. Ces travaux portaient sur les sutures des vaisseaux sanguins et jusque-là il n’avait travaillé que sur des animaux. Arrivé près du bébé, il décide d’utiliser le sang du père ; la veine derrière le genou de l’enfant est coupée est « attachée » à une artère du poignet du père et quelques minutes plus tard la petite fille reprend des couleurs, ses lèvres redeviennent rouges… et en 1912, Alexis Carrel reçoit le Prix Nobel de médecine.

Pendant des années, les transfusions s’effectuent ainsi, de corps à corps, de bras à bras. Le 16 octobre 1914, à l’Hôpital de Biarritz, a lieu la toute première transfusion sanguine de la guerre : Isidore Colas, un Breton de Bannalec, lui-même en convalescence, sauve, par le don de son sang, le caporal Henri Legrain, apporté du front en état de choc hémorragique. Au cours des années suivantes, la transfusion sanguine se développe sur le terrain militaire et permet des retours à la vie qui évoquent souvent des miracles. Puis les techniques de conservation commencent à se développer, ainsi qu’en parallèle, les « centre de transfusion », le premier à l’Hôpital Saint-Antoine, à Paris, de même que les réseaux permettant le récolte des dons de sang. Ce ne sera pourtant qu’en 1952 que sera mise au point, aux États-Unis, la première poche à sang en matière plastique. La première vidéo montrée sera dédiée à cette innovation incroyable, qui permettra notamment à l’artiste Raymundo de recevoir onze poches de sang et de créer la deuxième vidéo.

L’idée de ce VIDEO FOREVER est venue cependant des œuvres d’Alix Delmas et de Yapci Ramos, toutes deux présentées au début de cette année, respectivement à Paris (après avoir été censurée à Nice) et à New York. La mer en sang et le sang de la femme. Les flux, marins et humains. Toute l’histoire du sang des femmes dans l’art est convoquée ici. Sangsuelle et politique. Sans oublier Drakula.

Mais BLOODY FALL/S ce sont aussi les chutes sanglantes, et encore, pour BLOODY FALL, l’été indien. Une saison qui n’existe qu’au Nord de l’Amérique. Notre saison, en ce 27 septembre 2018.

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