VIDEO FOREVER 37 *BLOODY FALL/S*

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VIDEO FOREVER 37 *BLOODY FALL/S*

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Jeudi 27 Septembre 2018 – 19h

Université Paris Descartes – Musée d’Histoire la Medecine
85 Bd Saint-Germain, 75006 Paris
Réservation auprès de barbara.s.polla(a)gmail.com

Avec des vidéos de (entre autres) Alix Delmas, Art Orienté Objet, mounir fatmi, Ali Kazma, Sabine Massenet, Andrea Mastrovito, Karchi Perlmann, Yapci Ramos, Raymundo, Perttu Saska, Ornela Vorpsi, Marina Zurkow

Remerciements : Musée d’Histoire de la Médecine (Paris Descartes), Axel Kahn, Marie-Veronique Clin, Giulia Nardelli, Catinca Tabacaru Gallery, Bärtschi & Cie, Tuomo Manninen

Quand un médecin, HDR de l’Université Paris Descartes qui plus est (Barbara Polla) et un historien (Paul Ardenne, Université d’Amiens) présentent une séance de VIDEO FOEVER sur le thème du sang au Musée d’Histoire de la Médecine, un peu d’histoire s’impose. Un peu d’histoire du sang et plus particulièrement, de la transfusion sanguine. La montée de l’escalier vers le Musée d’Histoire de la Médecine ne nous convie-t-elle pas à admirer le tableau de Jules Adler, Transfusion de sang de chèvre, 1892 ?

C’est en 1630 que le scientifique anglais William Harvey montre que le sang circule dans le corps grâce aux artères et aux veines. L’idée d’injecter diverses substances dans les vaisseaux émerge alors rapidement et des scientifiques se mettent à injecter dans les veines des chiens diverses substances, de l’opium notamment, puis, en 1665, un médecin tente de transfuser le sang d’un chien à autre chien. Au même moment, en France, un médecin du roi, Jean-Baptiste Denis, injecte du sang d’agneau à Antoine Mauroy, un homme violent, pyromane et exhibitionniste, avec l’idée que le sang d’agneau pourrait adoucir les mœurs des hommes. Le patient présente une réaction aiguë majeure mais survit et va mieux…

En 1908, à New York, le français Alexis Carrel, venu travailler à l’institut Rockefeller, est sollicité pour soigner une petite fille à peine née qui saigne et se vide de son sang. Il faut la transfuser ! Et l’on connaissait les travaux de Carel sur la transfusion. Ces travaux portaient sur les sutures des vaisseaux sanguins et jusque-là il n’avait travaillé que sur des animaux. Arrivé près du bébé, il décide d’utiliser le sang du père ; la veine derrière le genou de l’enfant est coupée est « attachée » à une artère du poignet du père et quelques minutes plus tard la petite fille reprend des couleurs, ses lèvres redeviennent rouges… et en 1912, Alexis Carrel reçoit le Prix Nobel de médecine.

Pendant des années, les transfusions s’effectuent ainsi, de corps à corps, de bras à bras. Le 16 octobre 1914, à l’Hôpital de Biarritz, a lieu la toute première transfusion sanguine de la guerre : Isidore Colas, un Breton de Bannalec, lui-même en convalescence, sauve, par le don de son sang, le caporal Henri Legrain, apporté du front en état de choc hémorragique. Au cours des années suivantes, la transfusion sanguine se développe sur le terrain militaire et permet des retours à la vie qui évoquent souvent des miracles. Puis les techniques de conservation commencent à se développer, ainsi qu’en parallèle, les « centre de transfusion », le premier à l’Hôpital Saint-Antoine, à Paris, de même que les réseaux permettant le récolte des dons de sang. Ce ne sera pourtant qu’en 1952 que sera mise au point, aux États-Unis, la première poche à sang en matière plastique. La première vidéo montrée sera dédiée à cette innovation incroyable, qui permettra notamment à l’artiste Raymundo de recevoir onze poches de sang et de créer la deuxième vidéo.

L’idée de ce VIDEO FOREVER est venue cependant des œuvres d’Alix Delmas et de Yapci Ramos, toutes deux présentées au début de cette année, respectivement à Paris (après avoir été censurée à Nice) et à New York. La mer en sang et le sang de la femme. Les flux, marins et humains. Toute l’histoire du sang des femmes dans l’art est convoquée ici. Sangsuelle et politique. Sans oublier Drakula.

Mais BLOODY FALL/S ce sont aussi les chutes sanglantes, et encore, pour BLOODY FALL, l’été indien. Une saison qui n’existe qu’au Nord de l’Amérique. Notre saison, en ce 27 septembre 2018.

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VIDEO FOREVER 36 *RÉSISTANCES À LA MARGE*

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VIDEO FOREVER 35 *IN THE SCREENING ROOM OF MY SLEEPING BRAIN*

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VIDEO FOREVER 36 *RÉSISTANCES À LA MARGE*

MARDI 22 MAI À 19H
VIDEO FOREVER 36 *RÉSISTANCES À LA MARGE*
22 rue Visconti, 75006, Paris

Dans le cadre de l’exposition TALKING ABOUT A REVOLUTION, conçue par Paul Ardenne, Visconti22 et VIDEO FOREVER ont le plaisir de vous inviter à la projection
VIDEO FOREVER 35 *RÉSISTANCES À LA MARGE*

L’artiste, la solitude, la résistance

Avec des vidéos de Volkan ASLAN, Daniel BEERSTECHER, Ali Kazma, Luc MATTENBERGER, Frank SMITH, Alicia MERCY, Frank PERRIN, Guendalina SALINI, Khvay SAMNANG, Sarah TROUCHE, Frank PERRIN, Tabita REZAIRE & Miguel Angel RIOS.

Solitude et résistance ne font pas forcément bon ménage, la résistance efficace est plutôt du côté du groupe, de la phalange organisée. L’artiste, sauf à opter pour la création en collectif, ou de nature participative, est le plus clair du temps un ouvrier isolé ou qui peut le devenir, emporté dans et par sa propre expérimentation créatrice, parfois bientôt muré en elle, retranché dès lors de la sphère de l’activisme social.

Une résistance solitaire est-elle possible ? La création vécue comme résistance à l’ordre établi, quel qu’il soit, est-elle soluble dans les grands mouvements d’opposition politiques ou éthiques ? Le créateur est porteur d’une « micropolitique », or celle-ci peut-elle être efficace au-delà du cercle restreint de sa propre personne ?

Toute création d’essence artistique est une « résistance » si l’on admet que créer, c’est changer l’ordre du monde. C’est parce que le monde n’est pas celui que nous attendons que nous y ajoutons une création de notre main. En cela, créer c’est résister au monde tel qu’il est, en le modifiant par l’apport de l’œuvre d’art. Il est bien entendu, ici, qu’on désigne une « résistance » qui est d’abord intime avant d’être sociale. L’œuvre d’art, ici, signe ma capacité à ne pas me laisser submerger par la réalité et, de concert, elle témoigne de la prise que je puis avoir sur cette dernière, dont, dans cette réalité générale, ma propre réalité.

Solitude donc plénitude. La création solitaire, c’est-à-dire voyant l’artiste développer en lui-même son projet artistique, est un facteur garant de plénitude, prodigue d’un état de bienfait ou de bonheur que les créateurs connaissent bien. Créer est difficile, épuisant souvent. La dynamique créative et la pulsion à la plénitude, cependant, motivent l’existence, satisfont le désir, épanouissent le vouloir-vivre, transportent le corps à la manière de la passion amoureuse, avec le même élan positif. Cette dynamique créative est un projet, elle tend à une concrétisation de l’œuvre d’art qui est pour le créateur un témoignage de son potentiel accomplissement vital. Résister, en fait, se vit d’abord en solitude. En se donnant à soi-même, à ses inflexions propres et à ses tensions intimes dans un élan de désir.

Avant de résister à quoi que ce soit, en fait, le créateur artistique doit se donner sans résistance à son projet. Si désir de résistance il a, ce désir ne saurait s’exaucer et se satisfaire sans le préalable du don de soi à soi. De la micropolitique vers la macropolitique, en somme, et pas le contraire.

Présentation de Paul Ardenne, Barbara Polla & Nicolas Etchenagucia
Réservation auprès de barbara.s.polla(a)gmail.com.

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VIDEO FOREVER est dans Point contemporain

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VIDEO FOREVER 35 *IN THE SCREENING ROOM OF MY SLEEPING BRAIN*

VIDEO FOREVER 35
*IN THE SCREENING ROOM OF MY SLEEPING BRAIN*
Thursday, March 15 – 7 pm
22 rue Visconti, 75006, Paris

VIDEO FOREVER with Point Contemporain
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While breathing,
we touch this world.

While dreaming,
we create this world.

Noritoshi Hirakawa, 2017.

Dreams keep us busy night and day. There are many diverse ways to sleep and to dream, or not to sleep and to dream. Insomniacs, sleepwalkers, dreamers… we all design the world: dreaming indeed is not (only) an escape or a way to live another life, the life we can’t or won’t live — no, dreaming is an intense activity of sampling, recalling, organizing the millions of images that every day we accumulate in our « screening room ». Deconstruction of stored images, reconstruction of novel realities, creation of surreal, hyperreal images: in the screening rooms of our sleeping brains, movies get produced and forgotten at incomparably faster fate than in Hollywood… Moving dreams become moving images: form science to art. Video art. Moving art.

Those who can still dream do not sleep any more (mounir fatmi). We don’t sleep, we dream !

Join our dreams… with videos by Louidgi Beltrame, Véronique Caye, mounir fatmi, Clare Langan, Lucy Lindsey, Ruth Lingford, Virgile Novarina, Julia Charlotte Richter,  Lily Scherlis, Ornela Vorpsi and more

Thanks to : François Bonenfant ; Janet Biggs ; Philippe Jousse, Jousse Entreprise ; Marcel Marette ; Matt Saunders ; Valérie Toubas et Daniel Guionnet, Point Contemporain ; Les Vitelloni, Paris ; Visconti 22.

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